mardi 19 juillet 2016

Savons artisanaux et fraises déshydratées !

Fin de semaine chargée, alors que j'ai tenté deux nouvelles expériences, à travers l'écriture et les nouvelles plates-bandes de belle-maman, que j'avais promis d'aider à réaliser.

D'abord vendredi, avec fiston, j'ai fait mes premiers savons artisanaux selon ce que j'avais appris de Marraine Sorcière, en mars dernier, pour le procédé à froid. Nous avons suivi sa recette de base avec du beurre de cacao et de l'huile de coco, sans ajouts farfelus ou autres expérimentations, histoire de savoir si nous étions capables d'user de soude caustique (hydroxyde de sodium) sans tout faire sauter... ;) Il faut savoir que la soude est un produit dangereux, explosif et corrosif, qu'il faut manipuler avec soin, en portant des gants tout au long du processus. Je vous entends d'ici dire que c'est un peu bizarre de faire du savon pour le corps avec un produit de ce genre, mais rassurez-vous, l'hydroxyde devient inoffensif avec le temps...

On a fait fondre les corps gras et ajouté la soude à l'eau, en surveillant bien les thermomètres dans les deux préparations, puis on a amalgamé quand chacun a atteint 60 Celsius. Nous avons ensuite coulé le tout dans des moules. En forme de fleurs pour moi, de coquillage pour offrir à ma grande et d'autos pour fiston. Tsé, quand on veut intéresser un ado de 14 ans à la fabrication de savon, faut quand même avoir des atouts dans sa manche, alors je lui avais trouvé un moule d'autos et un de picks-up (pour une prochaine fois)... Avec fiston, il suffit qu'il soit question de "chars", de près ou de loin, pour gagner des points ! :)




Deux jours plus tard (dimanche), on a démoulé le tout, avec des gants toujours, parce que la soude demeure active pendant au moins 4 semaines. On a mis les 5 savons dans une boîte, avec une serviette au-dessus, pour le séchage. Ne reste plus qu'à attendre...



En prévision d'une prochaine fois, j'ai cueilli et déshydraté des pétales de monarde et de coréopsis. Me semble que ce sera plus beau avec une touche de couleur, non ? 




Samedi, je suis allée faire un p'tit tour dans les champs de fraises, où la saison achève. J'en ai ramené 17 kilos, dont une bonne partie est allé dans le déshydrateur pour ma cuisine expérimentale. J'ai toujours aimé le chocolat noir aux fruits et je m'étais promis d'essayer d'en faire. À suivre donc... 



De son côté, fiston a fabriqué des cuirs de fruits (appelés roulés aux fruits dans les épiceries). Deux recettes différentes, soit fraises-bananes et fraises-pommes. Une succulente réussite qu'on a roulé et coupé une fois la déshydratation terminée ! On a juste hâte de recommencer.



Et maintenant, retour à ma toute dernière lecture du tome 3 de Sang de Pirate avant le grand départ chez l'imprimeur !!!!



jeudi 14 juillet 2016

Partager ou non avec les insectes

Avoir un potager, c'est aussi devoir composer avec des visiteurs indésirables et/ou nuisibles. Il faut donc trouver des solutions, dont l'accommodement peut faire partie. C'est le cas pour mes bok choy, que je partage parfois, comme en témoigne la photo ci-bas. Les trous ne changent rien au goût du légume, que j'apprête alors dans un met où on ne verra pas les dommages. Si je dois choisir les feuilles intactes par souci d'esthétisme, je donne alors les autres à mes lapins, qui préfèrent, et de loin, cette alimentation aux granules habituelles... Et tout le monde est heureux !


Je ne suis cependant pas aussi conciliante avec l'armée de pucerons qui envahit mon artichaut. En ce moment, sur mon comptoir de cuisine, macère un insecticide maison, à base d'ail, pour les éliminer puisque les trois coccinelles ayant élu domicile dans le plant n'ont pas l'appétit assez développé pour manger autant... ;) Je veillerai cependant à leur laisser une petite réserve. Comme je le disais plus haut, il faut partager, et ça implique de le faire aussi avec les insectes utiles.


dimanche 10 juillet 2016

Quand les personnages refusent de coopérer...

... on fait autre chose. Ce fut le cas, hier. Alors comme j'avais, de toute façon, une dinde de mon élevage à dépecer, j'en ai profité pour faire deux expériences. La première, un vrai bouillon de volaille, à partir de l'imposante carcasse - la dinde pesait 20 lbs - que j'ai fait rôtir au four avant de l'envoyer mijoter avec des herbes et des légumes du potager, pour la plupart. J'ai dégoté la recette dans un livre vraiment génial, offert à ma fille pour son départ en appartement, dans un mois. On y retrouve la manière d'à peu près tout faire en cuisine, photo à l'appui. Elle pourra très bien se débrouiller pour bien manger, mais d'ici là, c'est moi qui profite des pages fort intéressantes...



Ensuite, j'ai réalisé une promesse faite à fiston il y a quelques semaines déjà, soit confectionner des saucisses maisons. (Fiston adore les saucisses depuis qu'il a l'âge de manger autre chose que de la purée ! ) On a haché ce qui restait de viande sur la carcasse, après en avoir enlevé les ailes, les cuisses et les poitrines, puis on a assaisonné le tout avec des herbes de mon potager, selon une recette trouvée dans ce livre vraiment génial aussi. (Pas mal tous les livres de recettes que je choisis sont géniaux, en passant, même si je trafique presque chaque recette que j'y trouve ;) ) Cela fait, on a installé la boudinière sur mon malaxeur, et enfilé le boyau de mouton achetée dans une boucherie près de chez nous. On n'avait pas assez de mélange pour en faire tout un chapelet, mais on a eu quand même 4 belles saucisses pour souper. Et elles étaient excellentes !


mercredi 6 juillet 2016

Fleurs d'ail

L'automne dernier, La Doyenne m'a appelé pour me demander si je voulais planter de l'ail pour l'an prochain. Bien sûr, j'ai dit oui, toujours prête à essayer. J'ai donc enfoui dans la terre de ma plate-bande une douzaine de bulbes dénichées via Internet. Il faut savoir que l'ail se plante en octobre de l'année précédant la récolte et passe l'hiver sous la neige pour pointer son nez dès les premières chaleurs.

La semaine dernière, Lili Michaud nous rappelait que, si nous voulions récolter les fleurs d'ails, c'est en plein le bon moment quand les tiges font un tour complet. Ce que j'ai fait ce matin.


Ce qui m'a donné une douzaine de "rondelles" à déguster. Et ça m'a pris pas mal moins de temps que les 33 kilos de fraises cueillies hier...  


Il me reste à décider si je les passe simplement au poêlon ou j'en fais un succulent pesto... Méchant dilemme ! 








dimanche 3 juillet 2016

Visite d'une sorcière à une autre

Hier, je suis allée faire un tour chez ma marraine, de plus en plus sorcière au fil des ans. Je voulais du shiso (Perilla frutescens de son nom latin), une fine herbe japonaise encore assez difficile à trouver, mais qui, une fois dans le jardin, se resème abondamment. Un ami lui en avait offert l'an dernier. La périlla est cultivée pour ses caractéristiques autant alimentaires qu'aromatiques, médicinales ou ornementales. On peut même se servir de la variété pourpre (celle que j'ai maintenant ) comme colorant alimentaire. Je vous en reparlerai sûrement au cours de l'été !

Pour en revenir à ma marraine, elle s'est découvert une passion pour les plantes médicinales il y a quelques années et a décidé d'approfondir le sujet. Depuis un moment, elle étudie donc l'herboristerie et, comme c'est un domaine qui m'intéresse non seulement par curiosité personnelle mais aussi parce que j'ai l'intention de m'en servir dans un futur projet, on a beaucoup jasé. Je suis revenue plus informée, plus avide d'en apprendre davantage, mais aussi avec quelques plants à transplanter dans mon potager et mes plates-bandes, histoire de pouvoir éventuellement faire mes propres expérimentations.

J'ai donc maintenant :

Du shiso, bien sûr, dont voici une photo.


Mais aussi du millepertuis, du cerfeuil musqué, de l'absinthe, du thym serpolet, de l'agastache, de la cataire, de la monarde mauve et deux autres plans dont j'ai déjà -honte à moi - oublié le nom. J'ai également appris, bien que je m'en doutais grâce à mes nombreuses lectures récentes sur les plantes sauvages, qu'à peu près tout ce qui pousse et qu'on nomme - à tort bien sûr - mauvaises herbes, a une utilité quelconque en herboristerie. Ce qui veut dire que je me suis fait "chicaner" quand je me suis penché pour arracher de son carré de jardin un chardon-béni... Je n'ai pas osé dire à ma chère marraine que j'en avais éliminé une bonne dizaine de mes propres plates-bandes depuis le début de la semaine. Je vais toutefois porter attention à cette "merveille" à l'avenir... Promis ! Et pour commencer, je vais de ce pas chercher pourquoi c'est une plante si géniale. À bientôt ! 

mercredi 29 juin 2016

Nouveaux pensionnaires

Des photos de mes nouveaux pensionnaires, arrivés au cours de l'hiver dernier.

Voici Joséphine et Héléna. La première est la plus "malcommode", goûte à tout ce qui est végétal et a l'air de se manger, donc il faut la surveiller de très près dès qu'elle met le nez dehors. Héléna est beaucoup plus sage... Elles ont 10 mois.


Puis Elliot, un mâle calme, mais un p'tit peu "braillard". Aussitôt qu'il voit quelqu'un dans notre petite étable, il chiale pour sortir de son enclos. Il a 7 mois.


Ce sont des Boers,  une race de chèvres de boucherie. Au cours de l'été, ils seront tous en âge d'avoir des petits, donc j'aurai sûrement de nouvelles photos des heureux parents au cours de l'hiver prochain... Bien hâte ! 




lundi 27 juin 2016

Un nouveau potager

Depuis mon déménagement, en 1998, j'avais un immense potager à même le sol. 1500 pieds carrés. Mais, depuis deux ou trois ans, j'avais de plus en plus de difficultés à avoir une belle récolte.

Premièrement, comme j'utilisais du fumier en provenance directe d'une ferme voisine, j'avais aussi des mauvaises herbes résistantes et trop bien adaptées à mon type de sol, qui arrivaient avec cet engrais. Elles poussaient bien sûr deux fois plus rapidement que mes légumes et les étouffaient. Si j'avais le malheur de partir quatre jours, c'était la jungle à mon retour. Au fil des ans et des plantes qui se sont abondamment resemées, j'ai peu à peu perdu le contrôle, en dépit de mes efforts (et de ceux de mon chum et de mes enfants).

Deuxièmement, j'ai quelques peupliers et une haie de vinaigriers à proximité. Comme se sont des arbres à croissance rapide et à racines de surface, devinez où ils allaient chercher l'engrais nécessaire à leur développement fulgurant ? Dès qu'on binait un peu, on déterrait des racines. J'avais aussi de nouveaux arbres qui se développaient sur ces mêmes racines. De quoi faire grincer des dents.

Au fil du temps, on a essayé divers moyens pour éradiquer autant le premier que le deuxième problème, sans succès, et j'ai fini par perdre espoir et patience (faut dire que cette dernière qualité n'est pas la plus développée chez moi... :P ). L'hiver dernier, écœurée, j'ai décidé que c'en était fini du jardin. Il y a des limites à travailler pour rien, non ? "Il y a tout plein de légumes au marché, j'irai les chercher là ! " que j'ai grogné, en rangeant le catalogue de semences tout juste arrivé par la poste. Mais c'était sans compter mon bricoleur de chum...

"Et si tu faisais un jardin en bacs, comme Mylène ?" qu'il m'a demandé. "On y mettrait de la nouvelle terre, exempte de mauvaises herbes, et tu pourrais essayer un autre mode de culture." Il faut préciser ici que le gars n'est pas fou : il s'est dit que je regretterais vite ma décision si je n'avais pas de potager du tout. Et que j'allais chialer tout l'été... (Il n'avait sûrement pas tort. ;) )

Je suis donc aller faire un tour chez ma meilleure amie, qui cultive en bac depuis que je la connais, pour jeter un coup d’œil plus attentif à ses installations, puis on a fait des plans. Mon chum pour la construction de mes bacs et moi, pour ce que j'allais y mettre. Afin de me familiariser avec ce type de culture, j'ai fouiné sur Internet et j'ai lu beaucoup. Pour ma première année d'expérimentation, j'ai décidé de suivre les conseils de trois livres en particulier.

 Le guide pratique du potager en carré, pour savoir quoi planter ou semer, le nombre de graines par pied carré, le compagnonnage et la rotation des cultures. La dame peaufine sa méthode depuis 20 ans dans ses propres bacs, elle s'y connait donc pas mal !

Le potager urbain. pour ses propositions de semis et de plantations, classées par catégorie (légumes, fruits, fines herbes, arbustes, etc.) et ensuite, selon si elles sont "incontournables" ou plutôt "à découvrir". Les premières étant bien sûr cultivées dans les jardins depuis longtemps alors que les secondes sont encore souvent méconnues. On y parle aussi d'engrais, de recyclage, de compost, d'arrosage et j'en passe. Bref, un incontournable -justement- si vous avez un espace plus ou moins restreint et que vous tenez à l'optimiser au maximum.

Et enfin, Le jardin écologique, une mine d'or d'informations sur la fabrication du compost à la maison, les meilleures recettes pour contrôler insectes et maladies de façon naturelle, les paillis recommandés, comme le sarrasin ou le trèfle blanc, ou encore les bonnes adresses où se procurer des semences adaptées à notre climat nordique.

On a ensuite travaillé très fort pour arriver à un résultat qui, pour le moment, ressemble, en gros, à ça :

11 bacs de 4' x 8' où poussent légumes, fines herbes et fleurs comestibles... :D