mercredi 11 mars 2009

Comment dire...

Je l'ai déjà dit, je sais, mais je le répète: tous les goûts sont dans la nature et ne se discutent pas nécessairement... Partant de ce point de vue, et considérant le métier que j'ai choisi, j'explique maintenant mon dilemme. Depuis quelques temps, je ne lis que du québécois. Pourquoi? Tout simplement parce que je croise et recroise des auteurs à chaque salon du livre et que, de ce fait, mon cercle de connaissances s'agrandit de plus en plus. Je me suis dis qu'il serait donc profitable pour ma culture personnelle, de même que pour ma vie sociale, d'avoir une idée de ce que mes collègues écrivent. Mais voilà, je n'aime pas toujours ce que je lis, et, honte à moi, j'abandonne quelquefois ma lecture parce que je n'en peux tout simplement plus. Comme mes exemplaires sont parfois dédicacés, il est clair que je risque de me faire poser LES questions qui tuent: «Est-ce que tu as lu mon livre?» suivi inévitablement de «Qu'est-ce que tu en penses?» On répond quoi quand on ne veut vexer personne mais que l'on n'a pas réellement apprécié?

Je suis, je l'avoue bien humblement, d'un détachement presque indécent face à la critique. En fait, je me surprend moi-même tellement je vis bien avec les mauvais commentaires. Et ne vous méprenez pas en pensant que c'est parce que je n'en ai pas eu ou que je me crois au-dessus de tout. Ça n'a rien à voir. C'est plutôt que j'ai vite compris que l'on ne pouvait plaire à tous. Je pourrais d'ailleurs vous parler de lecteurs qui ne se sont pas gênés pour me dire mes quatre vérités!!! C'est peut-être aussi parce que je suis TRÈS critique de nature -- c'est un défaut, je m'en confesse (rire) -- et que si je me permets de commenter ce que je lis, il faut bien que j'accepte que l'on me rende la pareille... J'ai par contre un faible pour les critiques CONSTRUCTIVES. Elles peuvent être d'une aide précieuse pour mettre le doigt sur nos faiblesses, nos tics d'écritures, nos redondances, nos manques et j'en passe. Il faut apprendre à distinguer ce qui nous rends service du reste!!! Mais ce n'est pas tous le monde qui pense comme ça, alors comment savoir si la personne en face de soi a envie de connaître la vérité ou préférerait un mensonge honorable?

6 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Je suis comme toi. Je suis de nature franc et je dis ce que je pense. J'accepte la critique et je suis bien capable de la rendre au centuple. Mais,il reste qu'il faut toujours s'assumer dans les bon et les mauvais coups, n'en déplaise à certain. Donc, resté Authentique, courtois et doté d'un soupcon de critique constructive, comme tu le dis si bien,est une recette gagnante à tout coup.
À bon entendeur.

Claudel a dit…

IL fut un temps où je "corrigeais" tout le monde: ce qu'ils disaient, ce qu'ils écrivaient. Je n'avais pas vraiment le tour. Je me choquais souvent. Et puis, comme personne n'est parfait, on a commencé à me reprendre aussi, alors j'ai appris non pas à mentir, mas à me taire. Je préfère ne rien dire, laisser passer. À moins que vraiment on me le demande. Et les gens qui me le demandent me connaissen alors ils savent à quoi s'attendre!!!

À fleurs de peau a dit…

Bonsoir Elisabeth,

Par hasard je tombe sur ton blog (affreux mot que je n'arriverai jamais à digérer) et sur tes commentaires sur les écrivains québécois dont je suis depuis quarante ans, sauf que mon carcan n'entre pas dans le carquois des éditeurs québécois.

J'en suis à ma troisième "fenêtre sur l'horizn", terme qui correspond à mes aspirations.

Bref (on ne me qualifie pas encore de Pi, lettre grecque que j'associe aux pylones électriques qui ont empoisonné mon existence pendant vingt ans (maintenant à la campagne où on respire le fumier, au moins ce n'est pas du gaz).

Bref si tu aimes la sonorité, il y a trois fenêtres à mon monde, les deux autres éant karlchaboum.blogspot.com et mapalettedemots.blogspot.com

Je ne suis pas mère de famille et il me reste quelques cheveux sur la tête mais si notre point commun est l'écriture et que tu aimes ma parlure, je te lirai un de ces jours.

Merci pour ton espace Elisabeh.

Meloux a dit…

Bonjour Élizabeth,

Je ne trouve pas l'information que je cherche et nul doute que tu es la mieux placée pour y répondre! Je dévore actuellement le deuxième de la série Filles de Lune, La montagne aux sacrifices, et je cherche désespérément à savoir pour quand est due la naissance du troisième...

Si tu as un moment, il sera passible de me répondre sur:
meloux17@hotmail.com

Merci beaucoup et une très belle journée à toi!

Mélanie

Evelyne a dit…

Je te dirais que je suis pas mal dans la même situation. Oui, quand j'ai une mauvaise critique, sur le coup, ça me met à l'envers. Mais comme tu dis, on ne peut plaire à tous et c'est normal. Il faut vivre avec et ne pas trop s'en faire. mais il faut avoir aussi la sagesse d'apprendre des critiques... quand elles sont bien faites.

Elisabeth a dit…

@tous: Contente de voir que je ne suis pas seule!!!! En espérant que toutes les critiques deviennent constructives (on peut toujours rêver..)